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article rédigé par Gzii
Premières notes
Tenue du médiator :
Le médiator (appelé aussi plectre) est un petit objet, généralement en plastique, qui sert à gratter les cordes. Pour ce faire il a une pointe. Il en existe une grande variété, certains très souples, d’autres très durs, et de formes différentes. On le tient généralement entre le pouce et l’index de la main droite (pour les droitiers), de telle manière qu’il soit orienté dans le sens de l’index, avec la pointe qui dépasse, le pouce venant le retenir. A vous de trouver la position qui vous convient le mieux, celle-ci variera sans doute un peu ensuite avec l’habitude.
Position des mains :
J’aurais aussi pu mettre position du corps, car il est important d’être dans une position détendue, pas de crispation inutile qui ralentirait le jeu. Les poignets ne doivent donc pas être trop « cassés » (pas d’angle inutile pour les articulations). De ce fait, le manche de la guitare est généralement un peu incliné, la tête vers le haut. Mes descriptions sont valables pour un droitier, pour un gaucher il suffit d’inverser.
La main gauche :
Pour la main gauche, celle qui appuie sur les cordes, le pouce doit être placé sous le manche afin de compenser la pression des doigts sur les cordes, mais de telle manière que les doigts puissent arriver assez verticalement pour appuyer. On laisse donc en général un espace entre le manche et la paume de la main (seule la dernière phalange du pouce repose sous le manche), les doigts sont ainsi plus libres. Il est aussi important d’avoir les ongles de la main gauche très courts, sinon ils empêcheraient une pression correcte. Il existe des guitaristes qui appliquent cependant la partie de la paume de leur main qui avoisine le pouce sous le manche afin de pouvoir jouer des notes sur la corde grave avec le pouce.
Quand un doigt appuie sur une corde, au lieu de vibrer entre le sillet et le chevalet, la corde ne vibre plus qu’entre la barette metallique qui suit le doigt et le chevalet. Le son sera donc plus facilement propre en appuyant juste avant la barette. Si vous êtes débutant, vos doigts de la main gauche vous feront probablement un peu soufrir les premiers temps, la pulpe des doigts étant encore fragile et les muscles pas encore exercés. Si vous pratiquez réguliérement (un quart d’heure par jour est amplement suffisant au début), ces douleurs disparaitront vite et le bout de vos doigts durcira.
La main droite :
Votre main droite tient le médiator comme indiqué ci-dessus, votre avant bras droit profite de la forme de la guitare pour s’appuyer dessus, et votre main balance pour gratter les cordes, sans se crisper. Pas besoin de forcer pour gratter les cordes, il suffit que le médiator les effleure, votre bras et vos doigts inactifs restant détendus (souriez si possible ... Voiiiilà !). Votre médiator peut attaquer (gratter) les cordes en aller-retour (dans les deux sens, en montant et en descendant), et selon ce que vous jouez, il peut gratter une corde, deux cordes, jusqu’au nombre total de cordes de votre guitare (en général 6).
LES TABLATURES, PRINCIPE :
Les tablatures sont un moyen pratique de représenter les cordes de la guitare, et l’endroit ou on appuie dessus. Elles sont constituées de 6 traits horizontaux représentant les six cordes, la corde grave en bas et la corde aigue en haut, et dessus sont placés des numéros, les numéros des cases sur lesquelles il faut appuyer. Elles se lisent de gauche à droite. Si plusieurs nombres sont superposés, les notes sont à jouer en même temps. En plus de ces indications sur les notes et l’endroit où on les joue sur le manche, les tablatures indiquent aussi le temps que durent les notes, et quelques indications supplémentaires, comme les liés.
Un exemple de tablature :

maintenant les temps :
Une ronde vaut 4 temps. C’est sur une partition classique une note ronde et pas remplie, sans hampe (queue).
Une blanche, dessinée comme une ronde, mais avec une hampe simple (sans drapeau) vaut 2 temps. Sur les tablatures on ne peut représenter le fait que les notes soient dessinées remplies ou pas, car on met le numéro de la case. La ronde sera donc souvent représentée sans hampe, et la blanche avec une hampe à demi dessinée.
La noire vaut 1 temps, elle a une hampe simple.
La croche vaut un demi-temps, elle a un « drapeau » au bout de la hampe.
La double croche vaut 1/4 de temps, elle a deux drapeaux.
La triple croche vaut 1/8 de temps, elle a trois drapeaux. etc.
En plus, un point placé après la note signifie qu’on la prolonge de la moitié de sa longueur initiale. On dit alors de la note qu’elle est pointée.
Exemple : Une blanche pointée dure trois temps.
Exemple en clé de sol :

Même exemple en tablatures :

Sur cet exemple on voit une ronde, une blanche, une noire, une croche et deux doubles croches. Le tout dure le temps de quatre noires.
La mesure :
Sur les deux tablatures en exemple ci-dessus, on peut remarquer les deux gros ’4’ et le fait que les tablatures soient tronçonnées en mesures séparées par des traits verticaux. Ces mesures contiennent des tronçons de temps qui ont tous la même longueur. Ces deux gros ’4’ indiquent justement la longueur des mesures.
Le ’4’ du haut indique le nombre d’unités de temps, et celui du bas l’unité de temps choisie. ’4’ en bas signifie que l’unitée de temps retenue est la noire. Un ’8’ en bas aurait signifié que l’unité de temps aurait été la croche.
Les mesures ci-dessus sont donc des mesures de 4 noires, soit 4 temps avec le temps à la noire. Ce sont les mesures utilisées dans la majorité des morceaux.
LE BLUES
Le blues a un rythme appelé ternaire. Un rythme ternaire est un rythme pour lequel le temps est divisé en trois au lieu d’être divisé en deux. Pour noter ce temps divisé en trois sur partitions ou tablatures, on pourrait pour chaque temps écrire trois croches (ou les silences correspondants) surmontées d’un 3. On appelle ces croches particulières des triolets. Mais afin de simplifier la notation, les morceaux ternaires sont généralement notés avec 3 croches par temps simplement, et les longueurs des mesures sont, pour le nombre du haut, le nombre de temps multiplié par trois, et pour le bas 8, indiquant que l’unité de mesure est la croche. Les mesures les plus habituelles sont 6/8 (équivalent en ternaire de 2/4), et 12/8 (équivalent de 4/4). Dans le blues, le premier tiers de temps (début du temps), et le 3ème tiers sont ceux qu’on appuie le plus, le troisième étant généralement moins appuyé que le premier.
Un blues en LA :

Dans l’exemple ci-dessus, il y’a des noires (1 temp) et des croches (1/2 temps).
La mesure est en 12/8, ca veut dire qu’on compte une noire plus une croche comme un seul temps, divisé en 3 (voir plus haut, le rythme ternaire). Pour vous habituer a ce rythme vous pouvez vous baser sur un métronome, ou tout battement régulier, faire durer la noire 2 battements, puis la croche un battement, et ainsi de suite.
Les deux traits précédés des deux points indiquent qu’il faut répéter une seconde fois les mesures.
Ce motif est à jouer ensuite une fois une corde plus haut (cordes de RE et SOL), puis retour une fois aussi (cordes de LA et RE), puis une corde plus bas (cordes de MI et LA) ... Et ainsi de suite (à nouveau deux fois en cordes de LA et RE, etc.).
Pour donner un son plus percussif, il est possible d’étouffer légèrement les cordes tout près du chevalet avec l’extérieur de la paume de la main droite. Attention toutefois à ne pas trop étouffer sinon les cordes ne sonneront plus du tout.
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